Programme annuel

PROGRAMME DES MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES

Année universitaire 2021-2022

Octobre 2021

Du 19 au 21 octobre 2021: 15èmes Carrefours d’Histoire du sport « Vingt ans après… Écrire l’histoire du sport », Centres de recherche Textes et Cultures et CREHS en partenariat avec la Société Française d’Histoire du Sport.

Novembre 2021

  • 26 novembre : JE   « Identité, Altérité et Hybridité dans la littérature espagnole contemporaine. Journée organisée par Isabelle Billoo et Carmen Pineira-Tresmontant – [hybride] – Annulée

Janvier 2022

  • 26 janvier : Séminaire transversal : « Le sport et les sportif.ves dans la presse écrite jeunesse : ce que les enfants lisent, en disent et en font », organisé par Oumaya Hidri Neys, Audrey Gozillon, Noémie Beltramo, Jean Brehon et Hugo Juskowiak

Mars 2022

  • 24-25 mars: Colloque international : « Éthique et Citoyenneté dans l’enseignement –apprentissage des langues », colloque organisé par Denis Vigneron et Isabelle Billoo en collaboration avec l’INSPE –  [hybride]

Avril 2022

  • 8 avril : Séminaire interdisciplinaire ADA : « Dialoguer dans la diversité. Dialoguer pour la diversité », organisé par Mélanie Trédez-López[hybride]
  • 27 avril: JE « Pluralité langagière et multiculturalisme », Journée organisée par les doctorants (Maud Beneteau, Cédric Colaërt, Benjamin Delmotte et Angèle Gonse) [hybride]

Mai 2022

  • 1er juin: JE : « L’enfant-traducteur entre courtage linguistique et médiation culturelle », Journée organisée par Isabelle Billo – [hybride]

Juin 2022

  • 17 juin : JE : « Jorge Semprun et les bases artistiques et littéraires pour la culture européenne », Journée organisée par Jaime Céspedes [hybride]

Novembre 2022

  • Novembre : Colloque international : « Dilemmes politiques et enjeux sociétaux de l’enseignement-apprentissage des langues (dites) régionales en Europe » organisé par Isabelle Billoo.

Séminaires doctoraux interdisciplinaires ADA

  • Séminaire doctoral interdisciplinaire ADA n°1 : « L’inférence prédicative : du mot au texte » : 25 février 2022, Journée organisée par Luis Meneses-Lerín et Jan Goes [hybride]
  • Séminaire doctoral interdisciplinaire ADA n°2 : « La didactisation des corpus pour le FLE/FLS/FOS » : 18 mars 2022, Journée organisée par Jean-Marc Mangiante et Luis Meneses-Lerín [hybride]
  • Séminaire doctoral interdisciplinaire ADA n°3 : « Dialoguer dans la diversité. Dialoguer pour la diversité »: 8 avril 2022, Journée organisée par Mélanie Trédez-López [hybride]

Séminaires transversal

  • 26 janvier : « Le sport et les sportif.ves dans la presse écrite jeunesse : ce que les enfants lisent, en disent et en font ». (1 /2 JE)
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Programme annuel

PROGRAMME DES MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES

Année universitaire 2020-2021

Novembre 2020

Colloque : 12-13 novembre, « CoTraLiS » et Rime-Lab,  « La corruption des mots aux maux : approches croisées », coorg.  Mélanie López-Trédez et Joseph Attila –Rime-Lab.

Avril 2021

15-16 avril 2021 : « CoTraLiS », Colloque : « Dogmes et paradigmes de la marginalité dans la littérature hispanique contemporaine », org. Isabelle Billoo, Denis Vigneron et Carmen Pineira-Tresmontant

(colloque initialement prévu 26-27 novembre 2020, reporté  23-24 avril 2021)

Mai 2021

28 mai 2021 :  JE CoTraLiS : « Traduire les humanités environnementales », Florence Lautel-Ribstein

Novembre 2021

JE, 26 novembre : « CoTraLiS » : « Identité, Altérité, et Hybridité dans la littérature espagnole », (Isabelle Billoo et carmen Pineira-Tresmontant)

Décembre 2021

Colloque (date à préciser), « CoTraLiS », « La terre comme espace littéraire dans le roman espagnol actuel : réalités, utopies, dystopies », Denis Vigneron.

Séminaires doctoraux interdisciplinaires ADA

ADA n°1 : 5 février 2021

ADA n°2 : 19 mars 2021

ADA n°3 : 23 avril 2021

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Programme annuel

PROGRAMME DES MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES

Année universitaire 2018-2019

Octobre 2018 – Décembre 2018

  • 11-12/10 : Colloque « Études littéraires hispaniques et enseignement » (Denis Vigneron, Isabelle Billoo et Florentina Rodrigo)
  • 06-07/12 : Colloque « 40 ans de Constitution démocratique espagnole » (Mélanie Trédez, Ségolène Démol et Carmen Pineira)

Janvier 2019 – Décembre 2019

  • 25/01 : Séminaire doctoral interdisciplinaire ADA n°1
  • 07-08/02 : Colloque « Les gradations de réception : communication de contact, de validation et de légitimation » (Gloria Awad et Louis Marie Ndzengue)
  • 5/03 : JE n°2 « Bande dessinée, Guerre d’Espagne et franquisme » (Jaime Céspedes)
  • 29/03 : Séminaire doctoral interdisciplinaire ADA n°2
  • 16-17/05: Colloque « Identité, altérité et hybridité dans la littérature espagnole contemporaine » (Isabelle Billoo et Denis Vigneron)
  • 06-07/06: Colloque « Traduire l’écologie : enjeux d’aujourd’hui, défis de demain » (Florence Lautel-Ribstein et Olivier Dorlin)
  • 21/06 : Séminaire doctoral interdisciplinaire ADA n°3
  • 10-11/10: Colloque « Voir, percevoir et recevoir le migrant » (Denis Vigneron et Marie-Véronique Martínez)
  • 21/11 : JE n°4  « Amérique Latine au CAPES d’espagnol » (Dominique Casimiro)
  • 12-13/12: Colloque « Arts et littérature sous influence dans les mondes hispaniques (19-21èmes siècles) » (Dominique Casimiro + équipe Praxis)
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Appel à communication

LA CONSTITUTION DÉMOCRATIQUE ESPAGNOLE 40 ANS APRÈS

Université d’Artois, ARRAS

6 et 7 décembre 2018

Colloque organisé par Mélanie Trédez Lopez,

Ségolène Demol et Carmen Pineira Tresmontant

En tant que norme suprême d’un ordre juridique national, la Constitution définit et délimite les pouvoirs de l’État, organise le fonctionnement des Institutions et du système politique, tout en garantissant et en protégeant les droits et libertés fondamentales des individus. Par ses ambitions qui viennent lier le destin des citoyens à celui de l’État à travers un Pacte social (Hobbes, 1651), la Constitution constitue la loi fondamentale de l’État, un symbole d’unité et de permanence, alors même que son adoption correspond toujours à un contexte socio-politique précis (au lendemain d’une guerre, d’une révolution, d’une période de dictature, d’une sécession ou d’un changement de régime politique) qui a vocation à évoluer au fil du temps.

La Constitution espagnole, ratifiée par le peuple espagnol le 6 décembre 1978 avant d’être promulguée par le Roi Juan Carlos Ier le 27 décembre suivant, a vu le jour dans un contexte politique et social nouveau pour l’Espagne, celui de la transition démocratique au sortir de quarante ans de dictature. Cette transition dont le mot d’ordre fut le dialogue afin d’atténuer les conflits qui avaient divisé l’Espagne jusqu’alors, fut progressive pour se conclure par l’adoption de la Constitution qui devait lier le destin de tous les espagnols. Le processus constituant a été marqué par la recherche du consensus, comme en atteste la rédaction du texte de la Constitution par ses Sept Pères (los Siete Padres) qui représentaient les principaux partis politiques ayant obtenu une représentation parlementaire à l’issue des élections législatives générales de 1977 et comme en témoigne également la ratification de la Constitution par le peuple à une très large majorité des votants (87,9% des suffrages exprimés). La Constitution espagnole, en tant que texte de consensus résultant d’une efficace « articulation d’opposés » (Rojo Arnau, 2012) a ainsi bénéficié d’une grande légitimité qui lui a permis d’instaurer la démocratie sous la forme d’une Monarchie parlementaire tout en poursuivant des objectifs fondamentaux : la séparation des pouvoirs, la consécration des droits et de nouvelles libertés et l’organisation du territoire espagnol dans le respect du principe d’autonomie. Que reste-t-il de ce consensus et de cette légitimité aujourd’hui ? Si les quatre décennies écoulées depuis l’entrée en vigueur de la Constitution ont à peine altéré le texte initial qui n’a été modifié qu’en deux articles, attestant de sa rigidité, cette permanence est-elle pour autant signe de succès ? Depuis son adoption la Constitution a été menacée par des clivages politiques, des crises institutionnelles, des tentations républicaines et des replis identitaires régionaux qui semblent culminer aujourd’hui avec le processus d’autodétermination de la communauté autonome catalane. Si la Constitution espagnole a résisté à l’intégration européenne, à la crise économique, à la fin du bipartisme politique ou encore à un changement de monarque, elle a perdu de sa portée symbolique pour devenir un instrument politique et juridique décrié.

Dans la continuité et le prolongement du colloque organisé à l’occasion des 40 ans de la Transition démocratique espagnole (Université d’Artois, décembre 2015) et à l’occasion du quarantième anniversaire du référendum constituant du 6 décembre 1978, ce colloque sera l’occasion de nous interroger tant sur le regard actuellement porté sur la Constitution depuis la scène nationale espagnole, par les citoyens et les gouvernants et depuis l’étranger (notamment depuis les États voisins et les instances européennes) que sur le devenir de cette Constitution : est-elle définitivement obsolète et condamnée à disparaître ou bien pourrait-elle être dynamisée, modifiée pour retrouver l’équilibre démocratique qui l’avait caractérisée quarante ans plus tôt ?

Dans une approche pluri-disciplinaire (Histoire, Droit, Sciences politiques, Analyse du Discours…) et comparative (perspective historique, comparaison d’expériences natio- nales), ce colloque propose de réunir des chercheurs d’horizons divers qui s’interro- geront sur le voyage dans le temps de la Constitution de 1978, en envisageant son histoire, ses apports, ses limites et ses perspectives d’évolution.

Les communications pourront être présentées en français ou en espagnol.

  • Calendrier :

Envoi des propositions (résumé de 20 à 40 lignes et titre de communication provisoire) avant le 3 septembre 2018 aux deux adresses suivantes : melanie.lopez@univ-artois.fr et carmen.pineira@univ-artois.fr

Retour après examen du comité scientifique fin septembre 2018

  • Comité Scientifique :

Mario Diaz Barrado, Université d’Extrémadure

Ségolène Démol, Université d’Artois, Université Pompeu Fabra

Pilar Martínez Vasseur, Université de Nantes

Enrique Moradiellos, Université d’Extrémadure

Carmen Pineira-Tresmontant, Université d’Artois

Alfonso Pinilla, Université d’Extrémadure

Mélanie Trédez-Lopez, Université d’Artois

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Soutenance de thèse – Angèle Gonse

Vous êtes invité·es à la soutenance de thèse de Mme Angèle Gonse. Ce travail est présenté en vue de l’obtention du doctorat en Études hispaniques et intitulé « Comment dire, représenter et traduire l’événement historique? Le cas de la guerre d’Espagne dans Enterrar a los muertos d’Ignacio Martínez de Pisón ». La soutenance se tiendra le mercredi 15 décembre 2021 à 13h00, entièrement en distanciel.

Le Jury est composé de :

Mme Carmen PINEIRA TRESMONTANT, Université d’Artois, Directrice de thèse
M. Agustín Santiago DARIAS MARRERO, Université Las Palmas de Gran Canaria, Rapporteur
M. Stéphane PATIN, Université de Paris, Rapporteur
M. Mario DÍAZ BARRADO, Université d’Estrémadure, Examinateur
Mme Dolores THION SORIANO-MOLLÁ, Université de Rennes, Examinatrice
Mme Françoise RICHER-ROSSI, Université de Paris, Examinatrice

Résumé :
Notre étude porte sur un roman de non fiction contemporain, Enterrar a los muertos, écrit par Ignacio Martínez de Pisón en 2005, et sur ses traductions. Cette œuvre aborde la disparition du traducteur espagnol José Robles Pazos pendant la guerre civile espagnole, et les investigations menées par son ami américain John Dos Passos pour découvrir la vérité. L’objectif est d’analyser quels sont les moyens linguistiques utilisés par l’auteur pour aborder la guerre civile espagnole et rendre compte de ce fait historique. Après une biographie de l’auteur, une présentation de l’œuvre, du contexte historique et de la méthodologie, la première partie de la thèse est consacrée aux deux versions du texte espagnol, c’est-à-dire le roman publié, et la version donnée par l’auteur aux traductrices. Pour cela, nous nous attardons notamment sur la grammaire et la conjugaison. Nous nous penchons également sur les éventuelles traces laissées par l’écrivain dans son texte, consciemment ou non, par l’observation de l’énonciation, de la ponctuation et des modalisateurs. Nous examinons aussi les personnages, et notamment les écrivains, qui constituent le roman, et quel rôle ils jouent dans la reconstitution des événements historiques, avant de traiter la place de la guerre civile dans l’œuvre. Nous analysons aussi les différences entre les deux versions espagnoles. Dans une deuxième partie, nous nous intéressons également aux traductions française et anglaise (L’encre et le sang : histoire d’une trahison et To Bury the Dead), dans le but d’étudier les éventuelles différences avec le texte de départ. Dans le cas où des différences existent, nous tentons de voir si ces différences sont imputables à la langue, au texte espagnol utilisé, ou à un autre motif. Pour ce faire, nous utilisons, pour des usages différents, les logiciels de Lexicométrie Lexico3 et MkAlign. Dans un deuxième volume, après s’être familiarisé avec le style de l’auteur, nous proposons une traduction inédite en français de Las palabras justas, du même auteur, afin d’examiner si les remarques faites dans Enterrar a los muertos se vérifient dans cette œuvre également. Cette traduction est suivie d’un commentaire de traduction.

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Soutenance de thèse – Audrey Gozillon

Vous êtes invités à la soutenance de thèse de Mme Audrey Gozillon. Ce travail est présenté en vue de l’obtention du doctorat en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives et intitulé « Entre bancs de touche et terrains verts… Le complexe processus de féminisation du football français à l’aune de la comparaison (inter)nationale et régionale« . La soutenance se tiendra le mercredi 24 novembre 2021 à 14h00, en salle des colloques à la maison de la recherche de l’université d’Artois, à Arras. Règlement-COVID oblige, pour y accéder, il faudra vous munir de votre pass sanitaire et vous inscrire, au préalable, sur le document prévu à cet effet : https://doodle.com/poll/ei7uygnza9nuhmv4utm_source=poll&utm_medium=link

Le Jury est composé de :

Anaïs Bohuon, PU, Université Paris Saclay, Rapporteure
Jean Bréhon, MCF, Université d’Artois, Co-directeur
Jean-Michel Dewaele, PU, Université Libre de Bruxelles, Examinateur
Paul Dietschy, PU, Université Bourgogne-Franche-Comté, Rapporteur

Oumaya Hidri Neys, PU, Université d’Artois, Directrice
Christine Mennesson, PU, Institut d’Études Politiques de Toulouse, Examinatrice

Michel Raspaud, PU, Université Grenoble Alpes, Examinateur
Bastien Soulé, PU, Université Claude Bernard Lyon 1, Examinateur 

Résumé de la thèse : 

En France, le football est le sport le plus populaire puisqu’il enregistre à lui seul plus de 2 198 000 licencié·es (2017-2018). Toutefois, lorsque l’on s’intéresse au taux de féminisation de l’activité, on découvre, d’emblée, qu’il peine à approcher les 7,4%, malgré un plan de féminisation impulsé par la Fédération Française de Football depuis 2011. La revue de littérature réalisée et les quelques angles laissés morts par la communauté scientifique, nous invitent ici à questionner la singularité du cas français. Quels sont les éléments propres à favoriser ou, au contraire, à entraver, l’accès et le maintien des footballeuses dans l’activité ? Pour tenter de mettre au jour des explications à la complexe féminisation de la pratique, nous déclinons deux axes complémentaires de recherche. Dans un premier temps, nous menons une socio-histoire comparée du processus d’institutionnalisation des footballs féminins anglais, allemand, norvégien, suédois, américain et français. Pour ce faire, nous analysons trente-sept articles et ouvrages scientifiques, exhumons le fonds d’archives « Georges Boulogne » (UNECATEF) et réalisons six entretiens semi-directifs menés auprès des responsables du football « féminin » des pays choisis. L’analyse de l’ensemble de ces données permet d’identifier quatre principaux leviers et/ou freins à la féminisation différenciée du football, que sont les (méga)événements sportifs, les médias, les politiques publiques égalitaires et les politiques fédérales sportives. Dans un second temps, par effet de loupe, nous nous intéressons aux associations de la Ligue des Hauts-de-France pour mesurer l’impact réel d’une politique en matière de promotion du football dit féminin. Pour produire des résultats, nous menons 111 entretiens semi-directifs au sein des 99 clubs de la région. Par ce biais, une typologie des logiques de féminisation des clubs ainsi qu’une sociologie des président·es et des entraîneur·es questionnent la réalité associative. Au final, ce travail de thèse, par la double comparaison (inter)nationale et régionale retenue, propose de combiner plusieurs approches théoriques et méthodologiques pour éclairer autrement le développement du football dit féminin sur le territoire français. 

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Pluralité langagière & multiculturalité : comment l’écriture devient-elle un acte d’identité ? (journée d’étude)

Mercredi 27 avril 2022
Textes & Cultures / CoTraLis
Organisation : Angèle Gonse, Maud Benéteau, Benjamin Delmotte et Cédric Colaërt 

     Le monde globalisé des XXème et XXIème siècles met à mal le mythe du monolinguisme ainsi que le concept de l’unicité du territoire, de la nation, de la langue et de la littérature. L’idée que les langues et cultures nationales sont homogènes et inculquent une idée commune, s’effondre. Les échanges interlinguistiques s’imposent dans les différentes strates de la communication et les modes de vie mobiles et nomades accélèrent l’hybridité et la créolisation. Ces échanges constituent le socle et le moteur d’une dynamique textuelle (thématique et linguistique) dont les discours témoignent d’une tractation entre langue et culture. Cette perméabilité de la frontière linguistique est l’objet principal de notre réflexion : le texte multilingue déstabilise. Considéré comme une traversée des langues, une langue infecte, une bilangue ou encore interlangue, il n’en constitue pas moins une esthétique de l’écart, de la disjonction, et exprime l’exil de l’auteur en dehors des communautés de langue. Cette Journée d’étude envisage l’analyse des liens qui unissent le multilinguisme, le territoire et l’identité dans les discours hispaniques contemporains. Toutes les formes de discours pourront être étudiées, ainsi que divers moyens d’expression (littérature, cinéma, publicité). 
     Il s’agit d’analyser et de mettre en avant les enjeux des relations qui s’établissent entre les éléments de territoire, d’identité et de multilinguisme. En clair, il s’agit d’interroger le rôle de l’écriture dans la construction d’une identité par rapport au territoire qu’elle occupe et par rapport aux moyens linguistiques de communication qu’elle utilise. Cette journée d’étude vise à mettre en lumière les différents mécanismes qui font de l’écriture un moyen de montrer, revendiquer voire créer une identité. Notre travail consistera à cibler ces liens, les définir, les caractériser, relever leurs fonctions, décrypter leurs schémas, évaluer leurs influences et surtout mettre en valeur l’impact dans la création d’une identité. 
     Nous comprenons le terme « multilingue » selon la définition de Ducrot et Todorov (Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, 1972) comme le fait de parler trois langues ou davantage, apprises en tant que langues maternelles. Nous définissons le terme « identité » comme caractère de ce qui, sous des dénominations ou des aspects divers, ne fait qu’un ou ne représente qu’une seule et même réalité (identité numérique, concrète). Pour spécifier la notion de « territoire » nous retenons le principe d’étendue de terre, plus ou moins nettement délimitée, qui présente généralement une certaine unité, un caractère particulier.
     Nous avons choisi de circonscrire notre journée d’étude autour des discours du monde hispanique. En effet, les territoires hispanophones sont en grande majorité multilingues. L’Espagne abrite en son sein différentes communautés linguistiques régionales et la plupart des pays latino-américains ont conservé leurs langues natives, intégrées ou pas au système linguistique officiel. Les flux migratoires occasionnés par les grands événements politiques, économiques ou climatiques du XXème siècle ont généré de nouveaux contextes socio-linguistiques. Ces nouvelles compositions ont elles-mêmes amené de nouvelles formes d’expression que nous souhaiterions examiner.
     Nous souhaitons inscrire notre réflexion dans un cadre temporel large qui commence avec les découvertes du Nouveau Monde jusqu’à notre époque de manière à intégrer la rencontre des langues coloniales européennes avec des langues natives du sol américain. Aussi, nous voulons accorder une place aux innovations et croisements que les grands déplacements de populations de l’histoire ont générés. Toutefois, priorité sera donnée aux études portant sur le monde contemporain (20 et 21ème siècles). De fait, nous souhaitons intégrer dans notre étude les produits de ces rencontres linguistiques intercontinentales, internationales et intercommunautaires de l’époque moderne à nos jours.

     Pour répondre à notre problématique « Comment le discours devient-il un acte d’identité ? » nous proposons une réflexion autour de trois axes. 

Axe 1 : Identité et linguistique
Comment la littérature permet d’ouvrir le champ à la création linguistique ? Comment les phénomènes d’emprunts, de diglossie ou de calque favorisent l’émergence de nouveautés sémantiques ? En quoi le recours à l’idiotisme peut-il être perçu comme un processus d’évolution linguistique ? De plus, on peut se demander comment le multiculturalisme construit l’identité des personnages et/ou de l’auteur ? Y-a-t-il une corrélation entre les deux ?

Axe 2 : La traduction de la pluralité culturelle : quelles stratégies ? 
Nous nous intéressons ici aux aspects traductologiques. Quelles sont les stratégies adoptées à l’heure de traduire des éléments liés à la pluralité culturelle (et linguistique) ? La notion de pluralité impliquerait celle de l’altérité. Ainsi, nous aimerions ici étudier comment le lecteur cible arrive à la compréhension du texte source si ce dernier intègre ces deux notions. Traduire le culturel, c’est se confronter à différents problèmes de traduction : institutions, onomastique, gentilé, coutumes, traditions, cuisine, etc. Lorsque ces éléments culturels se retrouvent au sein d’un métissage, quels sont les processus de traduction employés pour faire parvenir au lecteur cible ce métissage ? Comment le multiculturalisme influence la traduction ?

Axe 3 : Langage, territoire et politique
La notion de « territoire » fait de plus en plus à celle de « territoires », au pluriel. Cela nous amène donc à nous demander comment cette diversité peut être prise en compte dans un contexte d’unicité, comme celui de l’Etat par exemple. Comment les territoires façonnent-ils les discours ? Quelle influence a le multiculturalisme sur les discours sociétaux ? Comment s’exprime la voix communautaire dans un territoire donné ? Quelles stratégies les hommes et femmes politiques mettent-ils en place pour acquérir la légitimité de parler au nom de tous ?

Modalités pratiques 

-La journée d’étude aura lieu mode hybride, à l’Université d’Artois d’Arras pour le présentiel, et via Zoom pour le distanciel. Merci d’indiquer la modalité choisie.
-Les propositions de communication (un résumé de la communication, l’axe choisi et un CV) sont à remettre jusqu’au 3 décembre 2021. Nous vous ferons parvenir la notification d’acceptation pour le 10 décembre 2021. 
-Les communications pourront se faire en français ou en espagnol.
-Les propositions de communications sont à envoyer aux organisateurs : je.identite@gmail.com

Jornada de estudio
Pluralidad lingüística y multiculturalidad: ¿cómo la escritura se convierte en un acta de identidad?

Miércoles 27 de abril de 2022
Textes & Cultures / CoTraLis
Organización: Angèle Gonse, Maud Benéteau, Benjamin Delmotte et Cédric Colaërt 

El mundo globalizado de los siglos XX y XXI daña el mito del monolingüismo, así como el concepto de la unicidad del territorio, de la nación, de la lengua y de la literatura. Se desvanece la idea de que las lenguas y culturas nacionales son homogéneas e inculcan una idea común. Los intercambios interlingüísticos se imponen en los distintos niveles de la comunicación y los modos de vida móviles y nómadas aceleran la hibridación y la criollización. Estos intercambios constituyen la base y el motor de una dinámica textual (temática y lingüística) cuyos discursos demuestran un trato entre lengua y cultura. Esta permeabilidad de la frontera lingüística es el principal objeto de nuestra reflexión: el texto multilingüe desestabiliza. Considerado como un recorrido de las lenguas, una lengua repulsiva, una “bilengua” o también interlengua, el texto multilingüe es también una estética de la distancia, de la disyunción y expresa el exilio del autor fuera de las comunidades lingüísticas. Esta jornada de estudio planea analizar los vínculos que unen el multilingüismo, el territorio y la identidad en los discursos hispánicos contemporáneos. Se podrán estudiar todas las formas del discurso, así como distintos medios de expresión (literatura, cine, publicidad).
Se trata de analizar y de resaltar los problemas de las relaciones establecidas entre los elementos del territorio, de la identidad y del multilingüismo. En pocas palabras, se trata de cuestionar el papel de la escritura en la construcción de una identidad con respecto al territorio en el que está presente y con respecto a los medios lingüísticos de comunicación que usa. Esta jornada de estudio pretende sacar a la luz los distintos mecanismos utilizados para que la escritura sea una forma de mostrar, reivindicar, o incluso, crear una identidad. Nuestro trabajo consistirá en enfocarse en estos vínculos, definirlos, caracterizarlos, identificar sus funciones, desencriptar sus esquemas, evaluar sus influencias y sobre todo realzar el impacto en la creación de una identidad.
Para entender la noción de “multilingüismo” utilizamos la definición de Ducrot y Todorov (Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, 1972) que definen el multilingüismo como el hecho de hablar tres lenguas o más, aprendidas como lenguas maternas. Definimos el término “identidad” como carácter de lo que, con denominaciones o aspectos diversos, es uno o sólo representa una única y misma realidad (identidad numérica, concreta). En cuanto a la noción de “territorio”, la entendemos como una superficie de tierra, delimitada de manera más o menos nítida y que generalmente presenta cierta unidad, un carácter específico.  
Elegimos contener nuestra jornada de estudio acerca de los discursos del mundo hispánico. De hecho, los territorios hispánicos son, en su gran mayoría, multilingües. España concentra distintas comunidades lingüísticas regionales y la mayor parte de los países latinoamericanos han conservado sus lenguas nativas, incorporadas o no al sistema lingüístico oficial. Los grandes acontecimientos políticos, económicos o climáticos del siglo XX provocaron flujos migratorios que generaron nuevos contextos sociolingüísticos. Estas nuevas estructuras acarrearon a sí mismas nuevas formas de expresión que deseamos estudiar.
Queremos inscribir nuestra reflexión un en marco temporal extenso que empieza con los descubrimientos del Nuevo Mundo hasta nuestra época para integrar el encuentro entre las lenguas coloniales europeas con las lenguas nativas del suelo americano. Asimismo, deseamos concederle un espacio a las innovaciones y a los cruces causados por los grandes desplazamientos de poblaciones de la historia. No obstante, le daremos la prioridad a los estudios sobre el mundo coetáneo (siglos XX y XXI). De hecho, deseamos integrar en nuestro estudio los productos de estos encuentros lingüísticos intercontinentales, internacionales e intercomunitarios desde la época moderna hasta nuestros días.

Para contestar la problemática “¿cómo el discurso de convierte en un acta de identidad?” proponemos una reflexión en torno a tres ejes:

Eje 1: Identidad y lingüística
¿Cómo la literatura permite abrir el campo a la creación lingüística? ¿Cómo los fenómenos de préstamos, de diglosia o de calco favorecen el surgimiento de novedades semántica? ¿Por qué la utilización de idiomatismos puede ser percibido como un proceso de evolución lingüística? Además, podemos preguntarnos ¿cómo el multiculturalismo construye la identidad de personajes y/o del autor? ¿Hay una correlación entre los dos?

Eje 2: La traducción de la pluralidad cultural: ¿qué estrategias?  
Nos interesamos en este eje a los aspectos traductológicos. ¿Cuáles son las estrategias adoptadas a la hora de traducir elementos vinculados con la pluralidad cultural (y lingüística)? La noción de pluralidad implicaría la de alteridad. Así que, deseamos estudiar cómo el lector meta puede entender el texto fuente si éste incorpora estas dos nociones. Traducir lo cultural nos lleva a confrontarnos a distintos problemas de traducción: instituciones, onomástica, gentilicio, costumbres, tradiciones, cocina, etc. Cuando estos elementos culturales se encuentran dentro de un mestizaje, ¿Cuáles son los procesos de traducción utilizados para que este mestizaje llegue al lector meta? ¿Cómo el multiculturalismo influencia en la traducción?

Eje 3: Lenguaje, territorio y política  
La noción de “territorio” se une cada vez más a la de “territorios”, en plural. Esto nos hace preguntarnos cómo podemos tomar en cuanta esta diversidad en un contexto de unicidad, como el del Estado, por ejemplo. ¿Cómo los territorios modelan los discursos? ¿Qué influencias tienen el multiculturalismo sobre los discursos sociales? ¿Cómo se expresa la vox comunitaria dentro de un territorio determinado? ¿Cuáles son las estrategias puestas en marcha por los políticos para adquirir la legitimidad de hablar en nombre de todos?  

Modalidades prácticas:
– La jornada de estudio tendrá lugar en modalidad hibrida, en la Universidad de Artois para la forma presencial, y en Zoom para la forma virtual. Gracias por indicar la modalidad elegida.
– Aceptamos las propuestas de comunicación (un resumen de la comunicación, el eje elegido y un currículum) hasta el 3 de diciembre de 2021. Le enviaremos la notificación de aceptación para el día 10 de diciembre de 2021.
– Aceptamos las comunicaciones en francés y en español.
– Las propuestas de comunicación deben remitirse a los organizadores: je.identite@gmail.com

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Journée d’études / Séminaire « Jorge Semprun et les bases artistiques et littéraires pour la culture européenne »

Université d’Artois, le 17 juin 2022

Organisation: Jaime Céspedes, Cotralis, Textes et Cultures UR 4028.
Avec la collaboration de l’Association des Amis de Jorge Semprun (AAJS).

La journée d’études « Jorge Semprun et les bases artistiques et littéraires pour la culture européenne » sera consacrée à l’étude de la fonction socio-politique des références aux beaux-arts, au cinéma, à la littérature et au théâtre dans l’oeuvre de l’écrivain franco-espagnol Jorge Semprun (1923-2011). Après les derniers travaux consacrés à l’engagement communiste de Semprun (Felipe Nieto, La aventura comunista de Jorge Semprún, Tusquets, 2014), à ses pièces (Manuel Aznar, El teatro de Jorge Semprún, LIT, 2015), à la rhétorique de la mémoire (Mirjam Leuzinger, Jorge Semprún: memoria cultural y escritura, Verbum, 2017), à sa facette de réalisateur (Jaime Céspedes, Las dos memorias de Jorge Semprún y los documentales sobre la Guerra Civil Española, Renacimiento, 2020), et après la biographie publiée par Soledad Fox (Exile, Writer, Soldier, Spy: Jorge Semprún, Arcade, 2018), le moment est venu de nous intéresser à un axe auquel Semprun s’intéressait particulièrement : les bases culturelles que selon lui l’Union Européenne doit mettre en avant afin de donner un socle commun à une entité qui se veut unie dans sa diversité, comme le font les pays européens qui affirment leur identité nationale tout en respectant leurs ‘particularités’ régionales.


L’idée d’une Europe fédérée comme une nation a commencé par la réunification de l’Allemagne, a ensuite vu l’intégration des pays ex soviétiques et a enfin connu une tentative de Traité de Constitution Européenne. Aujourd’hui on connaît les conséquences du Brexit sur la cohésion européenne, ainsi que les difficultés pour faire respecter les lois européennes dans chaque pays et le cas très récent de l’indépendance judiciaire de la Pologne. Jorge Semprún insistait, particulièrement après sa période comme de ministre espagnol de la Culture (1988-1991), sur la nécessité d’établir ou de fournir les bases culturelles de l’Europe parallèlement à la construction de bases ou principes économiques et juridiques, pour qu’elle soit vue et reconnue comme une véritable nation, porteuse d’espoir dans les enjeux du XXIe siècle malgré la longue histoire de colonisations externes et de guerres internes qui ont façonné l’Europe d’aujourd’hui.


Principe propre au classicisme allemand qui prônait la nécessite de bases culturelles pour une construction nationale, Semprun a abordé cette question dans ses conférences, dans ses discours et dans ses essais en proposant une série de noms qui devraient faire partie du socle commun que l’Europe pourrait afficher comme la base d’une culture proprement dite européenne, de la même façon que les États et les villes choisissent certaines figures de leur histoire pour nommer les rues et les places et pour donner de la visibilité à une cohésion culturelle construite, planifiée, certes modifiable mais censée être acceptée par la plupart de la population. Semprun ne posait pas la question en termes d’odonymie, mais il tenait à donner les raisons pour lesquels la réflexion autour des référents pour une culture européenne était nécessaire avant de renforcer les liens juridiques de l’Union. À cet égard, une relecture des ouvrages littéraires, autobiographiques, dramaturgiques et filmiques de Semprun s’avère très enrichissante, car les raisons pour lesquelles certains noms de figures culturelles reviennent
dans son oeuvre revoient aux critères aux partis pris qui signaleraient pour lui les artistes et les écrivains qui mériteraient d’intégrer ce socle commun européen.


Nous invitons à faire une lecture ou relecture, comparative ou individuelle, des textes de Semprun dans cette optique. L’analyse de certains ouvrages de Semprun qui ne figurent pas parmi les plus étudiés jette une nouvelle lumière à l’intertextualité de son oeuvre, ainsi que la lecture croisée de ses essais, conférences et discours avec les ouvrages pour lesquels il est particulièrement célèbre. Cette dimension européenne chez Semprun mène implicitement à une vision de Semprun lui-même comme grande figure de la culture européenne.


Les communications feront partie d’un volume collectif dont la publication accompagnera la commémoration du centenaire de la naissance de l’auteur en décembre 2023.


Date limite pour l’envoi des propositions : le 31 mars 2022.
Nombre de caractères par texte complet : entre 25 000 et 75 000, notes, bibliographie et espace compris. Les illustrations libres de droits sont autorisées.
Durée des communications : 30 minutes.
Date de la journée : le vendredi 17 juin 2022.
Lieu : Maison de la Recherche, Université d’Artois, site d’Arras, 9 rue du Temple, 62000 Arras. (Le campus se trouve à 10 minutes à pied de la gare de TGV d’Arras.)
Envoi des propositions : jaimecespedes@yahoo.fr

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Séminaire doctoral ADA – Analyse du Discours et Argumentation

DIALOGUER DANS LA DIVERSITÉ

DIALOGUER POUR LA DIVERSITÉ

Organisation : Mélanie Trédez-Lopez

melanie.lopez@univ-artois.fr

Textes & Culture – CoTraLiS

8 AVRIL 2022 – Université d’Artois – Arras

Échange de paroles entre plusieurs interlocuteurs, personnes ou groupes de personnes, le dialogue est une forme de discussion visant à construire un accord autour d’un ou plusieurs objets déterminés.

Le dialogue est un ouvrage de communication qui prend place dans la diversité des parties prenantes et des idées en présence. Le dialogue serait ainsi un pont reliant les interlocuteurs au-delà leurs différences, permettant la recherche d’un consensus. 

Le dialogue est aujourd’hui un outil relationnel visant à dessiner des projets communs, à prévenir ou à résoudre des conflits pouvant potentiellement surgir de toutes les situations de diversité.

Le dialogue est devenu un instrument incontournable de promotion de la diversité sociale, politique, culturelle, religieuse ou encore linguistique, offrant des résultats probants :

  • définir la politique économique et sociale dans le cadre du « dialogue social » entre représentants du gouvernement, employeurs et travailleurs (OIT) ;
  • adopter des normes en représentant le plus largement possible les intérêts de la société civile dans le cadre du dialogue institutionnel entre les parlementaires et les représentants d’intérêts ;
  • « assurer une interaction harmonieuse et un vouloir vivre ensemble de personnes et de groupes aux identités culturelles à la fois plurielles, variées et dynamiques » dans le cadre du « dialogue inter-culturel » (UNESCO) ;
  • « promouvoir la liberté de religion ou de conviction (…) parallèlement à la prévention de l’extrémisme religieux » dans le cadre du dialogue inter-confessionnel (Union Européenne) ;
  • concrétiser des projets communs ou régler un conflit sans violence (guerre) dans le cadre du dialogue diplomatique ;
  • promouvoir la diversité linguistique et le multilinguisme par le « dialogue des langues » (OIF) …

Ce séminaire à destination des étudiants en Sciences Humaines et Sociales à vocation à réunir doctorants et enseignants-chercheurs de toutes disciplines et spécialités : linguistique et analyse discursive, droit, sciences politiques, sociologie, sciences des communications, histoire ou encore sciences des religions …. Les communications s’inscriront dans un champ géographique varié et interpelleront des expériences nationales ou supra-nationales (Organisations régionales, internationales et non gouvernementales). Dans le même sens, les communications ne seront pas limitées par un cadre temporel précis : des approches historiques tout comme des approches contemporaines (telles que le dialogue connecté) ont vocation à s’exprimer. Les outils et modalités de dialogue, ses finalités ou encore ses limites seront également envisagées.

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Colloque: 15èmes Carrefours d’Histoire du sport « Vingt ans après… Écrire l’histoire du sport »

Ouverture

L’Histoire du sport a atteint l’âge de sa majorité. Fidèles à leurs principes premiers, les Carrefours d’Histoire du sport ont, depuis 1996, successivement abordé des objets scientifiques proches des préoccupations historiographiques des contemporanéistes1, démontrant ainsi toute la légitimité du fait sportif, en dépit de ce « retard français », souligné jadis par Ronald Hubscher2. Aux « historiens pionniers » (Pierre Arnaud (ꝉ)3, Georges Vigarello, Alfred Wahl…) est venue s’agréger une première génération de chercheurs dont les travaux et publications font désormais autorité, tandis qu’une troisième émerge déjà… La ligne de partage jadis établie entre « historiens des STAPS » et « historiens contemporanéistes » s’est aujourd’hui largement estompée au profit de coopérations fructueuses4.

A la différence des éditions précédentes, les historien(ne)s du comité d’organisation souhaitent proposer une thématique délibérément historiographique, épistémologique et méthodologique, autour de ce « métier d’historien »5 dont les contours sont « uniformément changeants », à l’image du climat du Pas-de-Calais, terre d’accueil de l’édition 2021. Uniformes parce que reposant sur une « culture de l’archive » immuable, fut-elle aujourd’hui diversifiée et accessible par d’autres voies que la fréquentation physique des lieux de ressources. Changeants parce que l’Histoire ne peut être insensible aux « nouveaux objets, nouvelles approches et nouveaux problèmes »6 qui, de manière itérative, interrogent autant les techniques, les manières d’écrire7 que les finalités de la recherche historique.

« Vingt ans après… Ecrire l’histoire du sport » a donc l’ambition de réunir ces différentes générations d’historiens autour d’interrogations partagées : l’usage des sources et des matériaux, le choix des échelles et des espaces (local, régional, national, international…) ainsi que des méthodes (comparatisme, prosopographie, monographies, biographies8…), les paris de la pluridisciplinarité (notamment autour de ce

« vieux couple »9 que forment l’histoire et la sociologie), le rapport au temps et aux objets, la construction des temporalités et la prise en compte d’un présentisme parfois oppressant, le rapport aux « Ecoles », courants et chapelles historiques, le regard des chercheurs étrangers10, la fonction et l’utilité sociales de l’Histoire et la diffusion des savoirs… Autant de questions qui, déclinées sous l’angle des pratiques et spectacles sportifs, de l’EPS et des activités physiques et artistiques permettront de (re)penser les usages et méthodes de notre corporation.

Intentions scientifiques

Si les questions méthodologiques et épistémologiques constituent le lot de la communauté des historiens du sport11, l’ambition des membres du comité d’organisation est qu’elles soient l’épicentre de la quinzième édition des Carrefours. D’abord pour les aborder et les partager de manière collective in vivo et in situ, pour les croiser ensuite avec les préoccupations des contemporanéistes, pour interroger enfin d’éventuelles

1 Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia, Nicolas Offenstadt (dir.), Historiographies. Concepts et débats, 2 volumes, Gallimard, coll. Folio histoire, 2010.

2 Ronald Hubscher, « Les historiens et le sport : une mésentente cordiale ? », dans : Noureddine Séoudi, Jean-Marc Silvain (dir.), Mélanges en hommage à Bernard Jeu, CELRAS, Université Charles de Gaulle Lille 3, 2002, p. 182-197.

3 Jean Saint Martin, Thierry Terret (Dir.), Pierre Arnaud : un pionnier de l’histoire du sport et de l’éducation physique (volume 1 et 2), L’Harmattan, coll. Espaces et temps du sport, 2019.

4 Olivier Chovaux, François Da Rocha Carneiro, Patrick Clastres (Dir.), Sport et histoire, Historiens et géographes, n° 437, novembre-décembre 2016, p.35/100.

5 Marc Bloch, Apologie pour l’histoire ou métier d’historien, Armand Colin, 2018, 160 p. (rééd.)

6 Jacques Le Goff, Pierre Nora (Dir.), Faire de l’Histoire. Nouveaux problèmes, nouveaux objets, nouvelles approches, Folio, coll. Histoire, 2011 (rééd.)

7 Ivan Jablonka, L’histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales, Seuil, 2014, 352 p.

8 François Dosse, Le pari biographique. Ecrire une vie, La Découverte, 2011.

9 Selon l’expression de Fernand Braudel. Sur ces questions, Roger Chartier, Pierre Bourdieu, Le sociologue et l’historien,

Agone, 2010, 104 p.

10 Richard Holt, Sport and the british. A modern history, Oxford Studies, 2014.

11 Tony Froissart, Thierry Terret (dir.), Le sport, l’historien et l’histoire, Presses Universitaires de Reims, coll. Epure, 2013

singularités, à considérer justement que l’objet sport le soit, fût-il en copropriété12. Ce regard porté par les sciences sociales et humaines, son cortège de champs disciplinaires et notamment la sociologie pouvant d’ailleurs contribuer à renforcer les liens entre la Société Française d’Histoire du Sport (SFHS) et la Société de Sociologie du Sport de Langue Française (3SLF). Etudier les conditions de production et les formes de l’histoire du sport ainsi que les modes d’organisation de la communauté de ses chercheurs, plaider pour une conception pluraliste de l’Histoire13 est donc bien l’enjeu de ces Carrefours : par la présentation de recherches et de « chantiers » en cours, par le questionnement des objets, des sources, des méthodes, des temporalités et de la « mise en récit » de l’Histoire, par la confrontation des points de vue et les échanges entre jeunes cadets et mousquetaires plus chenus et bienveillants…

Les objets. L’utilisation du terme générique « sport » relève ici de la simple commodité d’usage, tant l’historiographie souligne la plasticité d’une notion, aujourd’hui distinguée des gymnastiques et de l’éducation physique, dans leurs formes militaires, civiles ou scolaires, s’agissant de l’EPS, qui méritera une attention toute particulière lors de ces Carrefours. Objet polymorphe inscrit dans la culture de masse des individus dès le premier Vingtième siècle, les sports méritent d’être étudiés autant pour ce qu’ils sont que pour ce qu’ils disent des sociétés contemporaines, sous l’angle du culturel, du politique, et du social. Les communications proposées s’attacheront à définir et à situer l’objet étudié, en mettant en évidence son processus de construction culturelle et scientifique, par l’emprunt aux courants et écoles historiques, et références historiographiques adaptées.

Les sources. Longtemps fondée sur la trace écrite, l’extension progressive du domaine de la source place aujourd’hui le contemporanéiste devant de nouveaux matériaux, plus ou moins familiers, qu’il convient de

« faire parler », puisqu’il « n’est aucun document qui s’exprime de lui-même »14. Aux traditionnels documents écrits sont venus s’ajouter culture matérielle, témoignages d’acteurs et/ou de témoins privilégiés15 ou anonymes, mise en sons et en images16 de « moments », d’évènements particuliers ou nés de la banalité du quotidien. Il s’agira ici de prolonger les apports de travaux antérieurs pour questionner le statut ainsi que les usages d’une « archive sportive »17 parfois difficile d’accès, mais également aussi la manière dont l’historien du sport exploite des corpus plus classiques.

Les méthodes. Le temps s’est écoulé depuis les préceptes de Charles Seignobos18. Si l’analyse critique du document paraît répondre à des règles immuables, le pré-carré de l’historien s’est singulièrement élargi, tant en ce qui concerne les sources que le recours aux « sciences auxiliaires de l’Histoire », comme l’écrivait jadis Fernand Braudel. Dans le cas du sport, les relations fécondes entretenues avec les sociologues (comment faire dialoguer deux disciplines sans les dénaturer ?), l’affichage d’une démarche « socio-historique »19, les regards croisés invitant à une pluridisciplinarité ou une interdisciplinarité toutes deux exigeantes d’un point de vue méthodologique, l’étude des enjeux de pareilles démarches au sein du champ des STAPS et la place de l’Histoire située « à égalité de droits et de devoirs » vis-à-vis des autres disciplines sont autant d’approches attendues.

Les temporalités. Si l’Histoire est la « science du passé et du présent », selon le mot de Lucien Febvre, le rapport au(x) temps est le quotidien de l’Historien, autant qu’une dialectique discutée en permanence20. Si les contours des périodisations évoluent sans cesse au point de devenir plus plastiques21, les notions de continuité et de ruptures demeurent structurantes, y compris pour ce « temps sportif », aux temporalités

12 Expression empruntée à Jean-François Sirinelli.

13 Selon l’expression de Patrick Boucheron (dir.), Histoire mondiale de la France, Seuil, 2017 p. 7

14 Pierre Bonnechère, Profession historien, Presses de l’Université de Montréal, 2008, p. 27-39.

15 Jean Michel Delaplace (dir.), L’histoire du sport, l’histoire des sportifs. Le sportif, l’entraîneur, le dirigeant (XIXe-XXe), l’Harmattan, coll. Espace et temps du sport, 1999.

16 Denis Woronoff (dir.), Les images, sources de l’Histoire, Hypothèses, Editions de la Sorbonne, 1998.

17 Françoise Bosman, Patrick Clastres, Paul Dietschy (dir.), Le sport : de l’archive à l’histoire, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2006. Images de sport : de l’archive à l’histoire, Editions du Nouveau Monde, 2010

18 Charles-Victor Langlois, Charles Seignobos, Introduction aux études historiques, Lyon, éditions de l’ENS, coll. Bibliothèque idéale des sciences sociales, 2014 (rééd. De l’édition de 1898).

19 Gérard Noiriel, Introduction à la sociohistoire, La Découverte, coll. Repères Histoire, 2007.

20 François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Seuil, 2014.

21 Maurice Agulhon, Histoire de la France contemporaine. Leçon inaugurale au Collège de France (1986), Collège de France, 2014.

plus ou moins étirées en fonction des regards. Au continuum de la longue durée22 s’oppose ainsi une lecture plus resserrée de sports nés de l’industrialisation et dont l’espace-temps épouse l’essaimage. Considérer ce rapport aux temporalités et leur processus de construction, questionner leur relation aux sources, interroger les rivages les plus contemporains du temps sportif au regard du présentisme ambiant23 et en penser de nouvelles formes d’historicité peuvent être des axes de réflexion retenus.

Ecrire l’Histoire du sport. Parce qu’elle s’efforce de concilier art du récit et exigences scientifiques, l’écriture de l’Histoire est l’objet de débats récurrents24, tout comme peut l’être son usage, et la capacité d’une communauté à répondre à la demande sociale et s’engager dans la cité : jadis descendu dans le prétoire25 afin d’éclairer et permettre de mieux comprendre ces « passés qui ne passent pas », l’Historien est aujourd’hui mis en demeure de contribuer ou non à l’écriture d’un « roman national », confisqué par les éditorialistes et polémistes occupant le devant de la scène médiatique. Le champ du sport ne peut être étanche à ces débats contemporains et ses historiens l’ont déjà prouvé à propos de Vichy26 et du fait colonial27. Interroger les « usages politiques du sport »28 au prisme de questions d’actualité (éducation, immigration, citoyenneté, genre, violences et incivilités…), observer la manière dont les évènements sportifs peuvent contribuer à la fabrication de « l’identité de la France »29 ou autres « moments » et lieux de mémoire, mesurer le niveau d’engagement des sociétés savantes et des chercheurs dans le débat public et les lieux médiatiques pertinents d’une intelligibilité plus que jamais nécessaire peuvent constituer des pistes de réflexion collectives, à partir d’expériences et de témoignages individuels. Longtemps confisquée par les journalistes, hagiographes ou contempteurs, la mise en récit du fait sportif et les conditions particulières (ou non) de son écriture pourront également être abordées.

« Vingt ans après ». Cette manifestation doit aussi être l’occasion d’un dialogue fécond entre générations d’historiens30. En s’intéressant au processus de construction sociale par ses acteurs d’une discipline ou de ce champ particulier que constituerait l’histoire du sport, certaines communications pourraient ainsi retracer les itinéraires de « figures de proue » ou autres « premiers de cordée », en adoptant, qui le genre biographique, qui celui des « écritures de soi »31 ou en sacrifiant à cet exercice désormais rituel de l’ego-histoire.

22 Laurent Turcot, Sports et loisirs. Une histoire des origines à nos jours, Gallimard, coll. Folio histoire, 2016.

23 François Hartog, op. cit.

24 Michel de Certeau, L’écriture de l’Histoire, Gallimard, coll. Folio Histoire, 2002.

25 Olivier Dumoulin, Le rôle social de l’historien. De la chaire au Prétoire, Albin Michel, coll. Histoire, 2003.

26 Jean-Pierre Azéma (dir.), La politique du sport et de l’éducation physique pendant l’Occupation, Editions de l’INSEP, 2018

27 Bernadette Deville-Danthu, Le sport en noir et blanc. Du sport colonial au sport africain dans les anciens territoires français d’Afrique occidentale (1920-1965), L’Harmattan, coll. Espaces et temps du sport, 1997. Nicolas Bancel, Daniel Denis, Fatès Youssef, De l’Indochine à l’Algérie. La jeunesse en mouvement des deux côtés du miroir colonial (1940-1962), La Découverte, 2003.

28 Jean-Paul Callède, Les politiques sportives en France. Eléments de sociologie historique, Editions Economica, 2000.

29 Question qui se pose avec acuité à la veille de l’organisation des jeux olympiques de 2024 à Paris. Olivier Chovaux, Laurence Munoz, Arnaud Waquet, Fabien Wille (dir.), L’idée sportive, l’idée olympique : quelles réalités au XXIe siècle ? Artois Presses Université, coll. Cultures sportives,

30 Jean-François Sirinelli (dir.), Les historiens français en mouvement, PUF, 2015.

31 Jacques Thibault, Itinéraire d’un professeur d’éducation physique. Un demi-siècle d’histoire et d’éducation physique en France, éditions de l’AFRAPS, 1992.

Comité d’organisation

Thierry Arnal, Maître de conférences, 74e CNU, Université Polytechnique des Hauts-de-France Noémie Beltramo, Maître de conférences, 74e CNU, Université d’Artois

Jean Bréhon, Maître de conférences, 74e CNU, Université d’Artois

Olivier Chovaux, Professeur des Universités, 22e CNU, Université d’Artois François Da Rocha Carneiro, Docteur en histoire contemporaine

Julien Freitas, doctorant Alexandre Joly, doctorant Caroline Leroy, doctorante

Laurence Munoz, Maitre de conférences, 74e CNU, Université du Littoral Côte d’Opale Alexandre Perreau-Niel, doctorant

Elie Sabry, doctorant

Julien Sorez, Maître de conférences, 22e CNU, Université de Paris Nanterre Sylvain Ville, Maître de conférences, 74e CNU, Université de Picardie Jules Verne Joris Vincent, Maître de conférences, 74e CNU, Université de Lille

Comité scientifique

Sylvie Aprile, Professeure à l’Université de Paris Nanterre

Michaël Attali, Professeur à l’Université de Rennes 2

Daphné Bolz, Maître de conférences HDR, Université de Rouen

Jean-François Condette, Professeur à l’INSPE Lille Nord de France

Stéphane Michonneau, Professeur à l’Université de Lille.

Jean Saint Martin, Professeur, Université de Strasbourg

Thierry Terret, Délégué ministériel aux Jeux olympiques et paralympiques

Laurent Turcot, Professeur à l’Université de Montréal

Georges Vigarello, Directeur d’Etudes Emérite, EHESS

Christian Vivier, Professeur des Universités, Université de Franche-Comté, Président de la Société Française d’Histoire du Sport (SFHS)

PREMIERE JOURNEE. MARDI 19 OCTOBRE 2021

A partir de 13h, Maison de la recherche.

Accueil des participants

14h/15h30, amphithéâtre Jacques Sys

Introduction des Carrefours, Anne-Gaëlle Weber, vice-présidente déléguée à la recherche en sciences humaines et sociales, Université d’Artois.

Christian Vivier, Président de la Société Française d’Histoire du Sport (SFHS)

Olivier Chovaux, Professeur d’histoire contemporaine, Université d’Artois (pour le comité d’organisation)

Conférence inaugurale, « le sport, objet d’histoire(s) », Paul Dietschy, Professeur d’histoire contemporaine, Université de Franche-Comté.

15h30/16h, Pause-café, Maison de la recherche

16h/18h. Session 1. Evolution des pratiques professionnelles en histoire du sport et de l’EPS. Sources et méthodes, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Olivier Chovaux, Université d’Artois

Stéphan Mierzejewski, Sylvain Ville, Premiers « patrons ». Analyse socio-historique de l’encadrement des premières thèses en histoire du sport (années 1970-1980)

Noémie Beltramo, Jean Bréhon, L (’) ego, une pièce du je(u) utile à la compréhension de l’histoire ? Itinéraire croisé de deux historiens impliqués

Carine Erard, En vingt ans, l’apport des historiennes du sport et de l’EPS

Doriane Gomet, De la délimitation d’un objet à son analyse : Les pratiques corporelles des Français déplacés de force en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale

16h/18h. Session 2. Genèse et développement du sport à différentes échelles. Méthodes, salle des colloques

Président(e) de session : François Da Rocha Carneiro, Université d’Artois

Lise Cardin, Peut-on faire l’histoire totale d’un sport ? L’exemple du handball.

Grégory Quin, Gil Mayencourt, Philippe Vonnard, L’autonomisation du champ sportif est-elle seulement possible ? Regards prosopographiques sur les dirigeants du sport helvétique (1832-1914)

Stéphane Méry, La reconstitution historique, pour comprendre l’évolution des règles au tennis. Un exemple à Villenauxe- la-Grande où le jeu d’autrefois se joue en tenue et matériel d’époque

Karen Bretin-Maffiuletti, Ecrire et réécrire les sports à Montceau. Ce que le temps long fait au travail de l’historien

18h15/19h00, Moment de convivialité autour de notre collègue Tony Froissart Dîner en ville pour les participants

DEUXIEME JOURNEE. MERCREDI 20 OCTOBRE 2021

08h30/09h, Accueil-café, Maison de la recherche

9h/11h. Session 3. « planète football (1) ». Objets, salle des colloques

Président(e) de session : Jean Bréhon, Université d’Artois

Laurent Grün, Philippe Vonnard, Entre l’entraîneur et le président… Premières réflexions sur l’émergence de la fonction de directeur sportif en France (années 1970/1980)

Alexandre Joly, Les archives intimes des arbitres de football : le cas de Robert Wurtz, précurseur d’un arbitrage rationnel et médiatisé

Mathieu Monoky, Des sources endogènes pour une sociohistoire des hooligans et des ultras

9h/11h. Session 4. Enseigner l’EPS. Méthodes et sources, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Noémie Beltramo, Université d’Artois

Loïc Szerdahelyi, Une histoire « par le bas » des enseignant·es d’EPS. Sources, méthodes, perspectives

Jean-Michel Delaplace, Tina Lauzis, Les récits de vie professionnelle, un matériau pertinent pour étudier l’histoire du métier d’enseignant d’EPS

Clémence Lebossé, Étude des mécanismes de pouvoir néolibéraux en EPS dans les années 1980 et 1990 : usage, apports et enjeux du témoignage oral

11h/11h30, Pause-café, Maison de la recherche

11h/12h30. Session 5. « planète football (2) ». Méthodes, salle des colloques

Président(e) de session : Alexandre Joly, Université d’Artois

Laurent Grün, « La souplesse et le coup de pompe du mardi » : l’univers d’un entraîneur professionnel de football français des années 1940

Jonathan Reveillé, Une diversité de méthodes pour une diversité de terrains ? Sociohistoire et ethnographie du futsal en France.

François Da Rocha Carneiro, Qu’aucune tête ne dépasse ! Gestion des gloires et des anonymes dans l’approche prosopographique, l’exemple de l’équipe de France masculine de football (1904-2020)

11h/12h30. Session 6. L’EP(S) : un objet, plusieurs voies d’accès. Objets et méthodes, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Jean Bréhon, Université d’Artois

Lionel Pabion, Le concept de « sportivisation », un paradigme historiographique au risque de la téléologie : le cas de l’éducation physique militarisée en France au début du XXe siècle.

Tony Froissart, Jean Saint-Martin, Le film au service de la propagande de l’éducation physique hébertiste au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Caroline Leroy, Programmer le rugby en EPS dans l’Académie de Lille depuis les années 1980 : une histoire contemporaine et locale au croisement des climats scolaires et fédéraux.

12h30/14h. Pause-déjeuner, restaurant universitaire, Arras.

13h30/15h. Session 7. Littérature, récits journalistiques, écritures de l’histoire. Objets et méthodes, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Joris Vincent, Université de Lille

Thomas Bauer, « Le sport et ses (hi)stories »

Aurélien Chèbre, Les sensibilités sportives aux prises avec l’Histoire, enjeux et méthodes

Stéphane Hadjeras, Le statut de l’autobiographie : quand les champions de boxe se racontent

13h30/15h. Session 8. Histoire et mémoire(s). Objets, salle des colloques

Président(e) de session : Noémie Beltramo, Université d’Artois

Louis Violette, Mémoire et récits-transmissions : nouveaux objets de l’historien du sport ?

Michaël Attali, Yohann Fortune, Appréhender l’héritage d’un évènement sportif : un enjeu de renouvellement des études historiques

Camille Morata, Ecrire l’histoire du sport à travers les monuments aux morts sportifs

15h00/15h30, Pause-café, Maison de la recherche

15h30/17h30. Session 9. Sport et identité(s). Méthodes et échelles. Objets, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Noémie Beltramo, Université d’Artois

Éric Claverie, Le sport communautaire malgache en France depuis 1975 : réseaux et évènements majeurs. Tentations et limites d’une lecture postcoloniale

Michaël Attali, Doriane Gomet, Etienne Pénard, Histoire des activités sportives des communautés juives de France. Des sources à l’écriture (1906-1939)

Sylvain Dufraisse, Au-delà de la « machine rouge » : comment écrire l’histoire du sport soviétique au début du XXIe siècle

Daphné Bolz, Comment écrire une histoire du sport européen ?

15h30/17h30. Session 10. Sport et médias. Sources et méthodes, salle des colloques

Président(e) de session : Sylvain Ville, Université de Picardie Jules Verne

Denis Jallat, La presse spécialisée comme source d’histoire ; l’exemple du journal le Yacht

Corine Guillon, Méthodes d’analyses quantitatives et qualitatives d’un journal : La Petite Gironde (1872-1914)

Omar Dieng, Le phénomène « navétane » : créolisation et re-sportivisation de la pratique footballistique diffusée par les grands quotidiens généralistes sénégalais (1970-2012)

Max Raulin, La télévision, nouvelle source pour l’histoire du sport (1949-1974)

17h30/19h00, amphithéâtre Jacques Sys Assemblée générale de la SFHS

19h30, réception à l’hôtel de ville d’Arras (sous réserve)

20h30, repas de gala, « The French House », Grand-place Arras

TROISIEME JOURNEE. JEUDI 21 OCTOBRE 2021

08h30/8h45, Accueil-café, Maison de la recherche

8h45/9h, « Montpellier 2022 : les enjeux des Jeux », Intervention de Christian Vivier, Président de la SFHS

9h/10h30. Session 11. La fabrique de l’Histoire ». Atelier des jeunes chercheurs, salle des colloques

Animé par des membres du comité d’organisation et du comité scientifique, ce temps d’échanges est proposé aux doctorant(e)s et jeunes chercheur(e)s.

9h/10h30. Session 12. Arts et sport. Objets et sources, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Jean Bréhon, Université d’Artois

Yann Descamps, Sébastien Laffage-Cosnier, Christian Vivier, l’œuvre d’art comme objet d’histoire du sport : retour sur trente ans d’historiographie

Pierre Philippe-Meden, Le Training de l’acteur : une source pour l’histoire du sport

Tony Froissart, Jean-Marc Lemonnier, Au fil de l’histoire : Les affiches de funambules, deux histoires représentées ?

10h30/11h, Pause-café, Maison de la recherche

11h/12h30. Session 13. Culture et patrimoine. Méthides, amphithéâtre Jacques Sys

Président(e) de session : Thierry Arnal, Université Polytechnique Hauts-de-France

Loïc De la Croix, Fabien Sabatier, Repenser l’histoire culturelle des phénomènes identitaires contemporains par la mobilisation de l’objet frontière. Le cas des usages des pratiques physiques au Pays basque dans l’espace français depuis la fin du XIXe s.

Cyril Polycarpe, Regards sur les Jeux régionaux d’Amérique du Sud, l’exemple de Rio en 1922

Francis Adolin, Jean-François Loudcher, André Suchet, Étudier la dimension patrimoniale d’un événement sportif : Sources, méthodes et démarches d’une enquête autour du Lacanau Pro

11h/12h30. Session 14. Tourisme et plein-air. Objets et sources, salle des colloques

Président(e) de session : François Da Rocha, Université d’Artois

Frédéric Dutheil, Jean-Marc Lemonnier, L’itinéraire d’un acteur anonyme peut-elle servir l’Histoire ? La micro- analyse au service d’une histoire des activités physiques et sportives

Marion Philippe, Pierre-Olaf Schut, La conservation des archives privées du mouvement sportif

12h30/14h. CA de la SFHS, restaurant universitaire, Arras

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